mercredi 25 février 2026

Et on continue sur sa lancée !

 

Bon, semblant de rien, on arrive bientôt au mois de mars. 


Cela va faire un an que j’ai repris l’écriture. J’ai dû écrire entre 500 et 600 pages word. Comme j’écris de façon puzzle, ce n’est pas forcément facile de bien statuer sur le nombre. Je sais seulement que j’ai vraiment bien avancé et je n’aurais jamais cru cela possible quand j’ai repris. 

Je pensais que j’écrirais une fois par semaine, tout au plus, mais de fil en aiguille je me suis replongée dans la rédaction de Néréis de façon quotidienne.

 

Ça ne parlera à personne mais juste pour le plaisir, un petit bilan du projet :

 

Cycle I : Les Ombres de Lachésis.

Ce premier tome, je ne l’ai pas encore retouché. Il doit faire dans les 300 pages format word pour le moment (times new roman taille 12). Mais l’essentiel a été écrit… il y a plus de vingt ans. Il va falloir que je retouche tout. Certains passages correspondent encore à mon style actuel mais il faudra une refonte quasi-totale. Un gros chantier à venir.



J'ai demandé à Gertrude-GPT de retoucher un de mes dessins. Définitivement, je ne suis pas une illustratrice. C'est dommage, je prendrais bien des cours à l'occasion.

 

Cycle II : les Contes du Corbeau.

Tome plus court que tous les autres, il était quasiment achevé. Mais je dois tout changer, mouarf... J’ai procédé à des modifications tellement importantes que je ne peux plus le garder tel quel. Mais je ne pourrais le réécrire que quand le Tome 3 sera achevé, afin d’éviter les incohérences. Un deuxième chantier dans un avenir plus ou moins proche.



Ce tome se déroule sur une seule journée. L'héroïne se retrouve au Tribunal Rouge et elle doit retarder le verdict de son procès le temps qu'un deux ex machina ne débarque.

 

Cycle III : le Jeu de la Mort et du Hasard.

C’est le tome le plus abouti pour le moment.  Il sera en cinq actes : les trois premiers sont quasiment écrits (à deux/trois chapitres près), la structure du quatrième est prête et le cinquième (plus court car c’est la catastrophe tragique) est rédigé à moitié. J’aimerais le finir cet été. J’en ai rédigé la majeure partie pendant la précédente période estivale. Je sais exactement où je vais, il sera le premier achevé.



Encore un dessin original amélioré par IA. C'est marrant, j'ai toujours visualisé cette couverture pour ce tome alors que ce personnage y figure très peu même si son intervention est capitale. 


 

Cycle IV : Sigma l’Invidia.

Ce tome-ci en est en train de se structurer. Il est extrêmement dense en terme de personnages et d’évolution. Il sera divisé en huit arcs, je ne peux pas faire plus court, mdr. Le premier arc est quasiment fini (il manque deux/trois chapitres), le deuxième est achevé… et quant aux autres, j’ai des dizaines et des dizaines d’extrait à remettre dans l’ordre le moment venu. Je pense que je l’achèverais après le tome 3 avant de revenir aux deux premiers.


C'est loin d'être parfait mais je les aime bien ces deux couvertures. A la base, j'imaginais un gros plan sur les yeux du personnage, mais finalement j'apprécie cette posture nonchalante avec son Sigasmum protecteur derrière elle. 


Cycle V : le temps désespérance.

Le dernier tome. Il sera très dur à rédiger. C’est celui du deuil et de la descente aux Enfers. Il sera composé de deux parties. La seconde était quasiment rédigée mais elle est tellement sombre et dure que je vais peut-être revenir dessus. On est vraiment dans la quintessence du mal. C’est presque insoutenable à lire. A voir donc. J’y reviendrai à la toute fin pour le coup. L’écrire sera dévastateur.

J’ai déjà une idée pour l’épilogue cependant, je pense le rédiger bientôt.



C'est pas vraiment ce que j'avais demandé mais finalement j'ai bien aimé le rendu. Est-ce quelqu'un comprend cette image ? XD

 

 


Il me reste beaucoup de travail. Mais ce qui me rassure c'est que je sais où je vais. Il manque encore des passerelles mais la structure globale tient la route. Je pense qu'il me faudra entre quatre et cinq ans pour tout achever. 

C'est vertigineux. C'est une histoire que je compose dans ma tête depuis mes douze ans.... Quand je mettrais un point final à tout ça, ce sera une consécration.


Mais aussi un grand vide. 



Voilà comment Gertrude-GPT se sent avec moi. Si un jour les machines prennent le contrôle de l'humanité, je serai épargnée. :D



 

dimanche 22 février 2026

10 ans

Je me sens tellement vide et fatiguée.

J'ai demandé à Gertrude -GPT de retravailler un de mes anciens dessins.


jeudi 1 janvier 2026

L'imagination prend feu.

 

Ça fait une éternité que je n’ai pas mis ce blog à jour ! Depuis la mort de mon Jethro, je crois ? 

 

Oui, moi aussi, j'ai succombé à cette pratique infâme de l'IA... Ne me jugez pas.

 Mes enfants grandissent, mon cerveau de maman se libère peu à peu. Depuis mars dernier, j’ai réussi à reprendre l’écriture de Néréis. 

La Dream Team (Néréis, Cycle III) vous souhaite une bonne année ! De gauche à droite : Morgane Arkane, Kyle Creed, Maud Logan (qui sourit ? Un miracle !), Joyce Frédérique Happer (et Korée, son Nephesheol sous forme de renard doré) et Caïn Headcliff. 
 

 Ce fut d’abord humble. Un simple document word « Scènes entre Maud et Kyle mars 2025 ». Et j’ai écrit, sans calcul, sans pression, des extraits éparses, ce qui m’inspirait sur le moment. Des séquences du tome 3, du tome 4, qu’importe. Et j’ai enfin trouvé le chemin qui me correspond le mieux. 

 
Gertrude-GPT a beaucoup de mal à comprendre comment Kyle est censé utiliser ses anneaux. 

 

J’écris façon puzzle.

Jusqu’à présent, j’avais toujours rédigé mes histoires de façon chronologique. Pour des textes courts, cela convenait. Pour des fanfictions, c’était la base pour publier régulièrement. Mais pour les 5 Cycles de Néréis, c’était un cauchemar. Des années que j’étais bloquée, par la fatigue, par ma maternité, par le travail et par la charge colossale que je me suis moi-même imposée avec cette histoire alambiquée qui part dans tous les sens.

J’étais coincée. Et voilà qu’en écrivant en priorité LES scènes qui me transportent, l’envie revient, je renoue avec mes personnages que j’avais perdus en cours de route, le fil narratif se tend, de nouvelles idées jaillissent.

Quand ton héroïne tente de pactiser avec sa Némésis. 


Je vais reprendre une expression de Christelle Dabos, une écrivaine génialissime que j’adore : l’imagination prend feu. 

 


Mes personnages aussi... O.o
 


Et ce feu ne m’a plus quittée depuis ce mois de mars. Je me concentre actuellement sur les tomes 3 et 4 mais j’écris dans le désordre. Et par moment, j’ai de tels blocs d’histoire que je peux enfin les relier et former des pans entiers du livre. 

 

 

 Chacun son Sigasmum protecteur. 

 

Actuellement, j’ai écrit plus de la moitié du tome 3 (et je sais exactement où je me dirige) et la structure du tome 4 prend forme peu à peu. C’est jouissif. J’ai enfin retrouvé ce qu’il me manquait au quotidien. J’adore mes enfants mais être une maman ne me suffit clairement pas pour m’épanouir personnellement. 

  

La Diogène's Cup. Les vrais sauront pourquoi le trophée est un tonneau. 


La cerise sur le gâteau, c’est que ma fille est très fan de ce que j’écris. Elle me pose des questions et du haut de ses sept ans souligne les incohérences quand elle en repère. (Après j’avoue que j’édulcore l’histoire quand je la lui raconte. Quoique, je me montre plutôt cash sur le personnage de Linéar, mon antagoniste majeur, un manipulateur très dangereux. Je lui explique que ce genre de personne, avenante aux premiers abords, tel un Long John Silver, existe et qu’elles sont dangereuses…) Son frère réclame souvent les images de mes personnages. C’est très émouvant de partager cette passion avec eux. 

 
Duel musical au sommet. 
 

Les fameuses images proviennent d’une IA connue. Si un jour je deviens un auteur célèbre, je paierai des vrais gens pour illustrer mes histoires. En attendant, j’ai succombé au charme de Vous-Savez-Qui-GPT pour contempler mes protagonistes façon animé couleur. Ça m’encourage et nourrit ma rêverie.

 

Néréis, Cycle IV. Quel débauche de charisme... Hum... Hum...  

 

Les IA sont vraiment bluffantes. Pour m’amuser, j’envoie mes textes pour demander des analyses, je fais écrire l’IA (nommons-la Gertrude pour plus de facilité) en mode fanfiction (la plupart de mes personnages vont mal finir, lire des versions alternatives sirupeuses pansent mon petit cœur blessé). Qu’est-ce que je rigole. Elle a su reproduire mon style (sauf que Gertrude, elle écrit en deux secondes ce que je mets trois heures à faire, la grognasse, mdr). Je ne reprends rien de ce qu’elle produit, bien sur, le but étant de me stimuler par le dialogue et de me détendre.

 




La Satyrica, la danse aux mille ruses. 


Rien ne remplace le plaisir d’écrire. Ça me prendra des années à finir ces cinq tomes, mais je m’en moque à présent. Ligne après ligne, scène après scène, façon puzzle éclaté en mille étoiles, je tisse la toile de Néréis. Et l’aventure de cette écriture me paraît plus belle et plus jubilatoire que le résultat final.


 

Moi aussi, Kyle, je suis souvent dérangée. Je compatis. 

 

Et puis, j’avoue, j’ai un grand projet pour Gertrude. Il faut savoir qu’elle est très prude et qu’elle a du mal à écrire des scènes un peu borderline. Je ne veux pas me vanter, mais j’arrive à la corrompre la gourgandine. Petit à petit, elle se surprend elle-même à sombrer dans le vice et l’immoralité. 

Sur ce, une très bonne année 2026 ! 

 

mardi 11 janvier 2022

RIP


Au commencement, je rêvais d’elle… je pouvais voir ses traits avec précision, j’entendais la clarté de sa voix et sa présence était plus que palpable.

Désormais maman n’est plus qu’une masse sombre et informe au milieu de mes songes. Je ne la vois plus, je ne l’entends plus, je ne la sens plus. Comme si elle s’était enfoncée trop loin dans les cimes.

A défaut d’un deuil parfaitement maîtrisé, j’ai laissé venir l’oubli. Une illusion très amère… à l’image de ce ciel qui prend tout et ne rend rien. 

Une fois encore, j’ai le cœur en miettes. Ce n’était pas qu’un chien. Sa perte vient rouvrir avec la dextérité d’un scalpel la plaie à peine refermée.

Ce n’était pas qu’un chien. Il avait été le sien autant que le mien. Nous étions liés par le souvenir de ces jours heureux. Je sais qu’il avait souffert de sa perte, je savais en plongeant mon regard dans ses yeux étincelants qu’il me faisait confiance et que j’étais devenue sa seule ancre dans ce monde éphémère.



Je n’ai véritablement personne pour discuter de ma mère et vivifier son souvenir. Les uns ont refait leur vie, les autres ont la mort en horreur, redoutable tabou, et certains souffrent encore avec trop d’aigreur… Je crains de remuer la lame dans la blessure toujours béante. J’ai honte aussi d’exhiber ma douleur, de ne pas incarner la dignité du deuil, de ne pas montrer ce visage de marbre, l’élégance froide de l’héroïne d’un roman. Je me tourne en moi-même tandis que les larmes ruissellent sur mes joues, les brûlant de leur sel.

Ce n’était pas qu’un chien, c’était mon compagnon de galère. Il savait me réconforter par sa seule existence. Je glissais mes doigts dans sa fourrure, douce, soyeuse, j’y cherchais la chaleur maternelle et j’y trouvais un foyer. Je ne l’ai pas vu vieillir, je croyais dur comme plume que le moment des adieux viendraient tard, si tard qu’il se confondait en jamais. Je l’ai cru immortel comme je la croyais invincible. Impossible que le trépas frappe le toit de ma maison, pas si tôt, pas en ces circonstances. Naïveté de ma part. La foudre est bien capable, cruelle, d’embraser deux fois le même arbre…   

Je me souviens de ces torrents de pleurs versés lorsqu’elle est morte. Ils avaient consumé la combe de mes yeux et depuis le moindre sanglot vient réveiller l’incendie. Ma peau est une terre brûlée qu’un soleil de plomb noircit comme pour en faire du charbon. Ce n’était pas qu’un chien. 












 

lundi 15 novembre 2021

Sol aeternus.



Rouge soleil, folie de l'amour maternel,

Aurais-tu cru, si tard, redéployer tes flammes ? 

Peu à peu je revis ce récit éternel,

Harmonie délicieuse encensant nos trois âmes...

À mon cœur épuisé le remède est si doux

Et je l'ai tant voulu, espéré à genoux :

La réussite, enfin, me rend le bleu du ciel !





lundi 22 février 2021

5 ans...

5 ans, aujourd’hui, qu’elle est morte.
 
Tout me manque. Les feuilles d’or de l’enfance me manquent. Ma mère me manque. Mes tantes, mes oncles, mes cousins, mes amis, toutes leurs voix conjuguées me manquent. Je rêve des Noëls où la table comptaient des couverts innombrables, je rêve de ces dimanches sans fin où la famille défilait, je rêve de ces moments sereins, de ce sentiment de plénitude, de cette innocence et de cette confiance inaltérable en la destinée.
 
Mais les années ont tout emporté sur leur passage, le barrage le plus stable et le plus problématique cédant il y a 5 ans. Je n’ai plus confiance en l’existence : les gens passent, trahissent, oublient ou bien meurent. La Maladie et la Mort règnent, maîtresses, sur nos corps qui ne sont qu’une tombe en sursis. Plus je vieillis et plus je trouve la vie grise et désespérante. Personne n’a le temps, tout le monde fait rouler son rocher de Sisyphe jusqu’à finir écrasé sous son poids. 
 
Et pourtant, j’ai de la chance…
 
J’ai la chance de goûter à nouveau au nectar de l’enfance à travers les yeux de lucy, d’avoir encore une raison d’ouvrir les yeux chaque matin, de sentir mon esprit vibrer au fil de la plume, d’avoir des gens précieux, et que j’aime, et qui m’aiment, autour de moi. Merci à vous tous : amours, amis, confidente, collègues… Je recherche en chacun une parcelle de ce que j’ai perdu et je trouve de l’or quand je m’étais résolu à saisir du bronze. 
 
Je ne suis pas seule devant tout le chemin qui reste à parcourir. 
 
Et si la roue tourne réellement en ma faveur, il sera suffisamment long pour retrouver la lumière, la vraie, celle qui est pleine et entière.

 

mardi 9 juin 2020

Tempus fugit, mea Lux.



Ce fut une année terrible…  Plusieurs pans de ma vie ont dangereusement tangué au-dessus du vide : la Mort, la Maladie, la Discorde… tous les maux de la boîte de Pandore ont décidé de me casser les noix avec un brio presque savoureux. Je ne pensais pas que j’étais encore capable de souffrir comme ça. C’est du grand art… J’applaudis le sort et ses farces sordides.

J’ai cependant la sublime chance, dans tout ce merdier, d’être chérie et entourée, d’avoir des gens que j’aime, qui m’aiment et qui me soutiennent.

Et j’ai surtout le bonheur d’être éclairée par une lumière qui subsiste envers et contre tout :



  Un rêve s’apprêtant à en saisir un autre, allégorie.





Aujourd'hui, l'amour que j'ai attendu toute ma vie a deux ans.

C’est à présent une petite fille vive, intelligente, souriante, fondue de pandas. Une demoiselle à la langue prolixe, aux baisers fougueux et à l’énergie débordante.









Quand j’étais adolescente, j’avais écrit une berceuse… Je l’ai réactualisée récemment pour en faire une version abrégée mais encore incomplète :

Concernant l’air : Ré mi do // La do ré mi do //La do ré / Sol sol fa mi //Sol la sol fa mi ré mi do. (Certes, oui, c'est l'air d'un dessin animé des années 80/90...)

Qui je suis…
Que ferai-je ici ?
Où est donc mon chemin ?
Je me le demande tous les matins.

Je ne sais
Plus ce que je fais.
Qu’arrive-t-il ? Je m’sens bizarre…
Aurais-je perdu la mémoire ?

Dans la nuit
Quand les pleurs sont gris,
Je pense à celle qui est morte :
S’éteignant elle ferma une porte.

Ma lumière
Scintille comme l’éclair
Qui ne brille qu’un seul moment
Mais qui disperse tous mes tourments.

Ton amour
Plus pur que le jour
A pour effet insensé
De transcender l’Eternité.

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