Ça fait une éternité que je n’ai pas mis ce blog à jour ! Depuis la mort de mon Jethro, je crois ?
Oui, moi aussi, j'ai succombé à cette pratique infâme de l'IA... Ne me jugez pas.
Mes enfants grandissent, mon cerveau de maman se libère peu à peu. Depuis mars dernier, j’ai réussi à reprendre l’écriture de Néréis.
La Dream Team (Néréis, Cycle III) vous souhaite une bonne année ! De gauche à droite : Morgane Arkane, Kyle Creed, Maud Logan (qui sourit ? Un miracle !), Joyce Frédérique Happer (et Korée, son Nephesheol sous forme de renard doré) et Caïn Headcliff.Ce fut d’abord humble. Un simple document word « Scènes entre Maud et Kyle mars 2025 ». Et j’ai écrit, sans calcul, sans pression, des extraits éparses, ce qui m’inspirait sur le moment. Des séquences du tome 3, du tome 4, qu’importe. Et j’ai enfin trouvé le chemin qui me correspond le mieux.
J’écris façon puzzle.
Jusqu’à présent, j’avais toujours rédigé mes histoires de façon chronologique. Pour des textes courts, cela convenait. Pour des fanfictions, c’était la base pour publier régulièrement. Mais pour les 5 Cycles de Néréis, c’était un cauchemar. Des années que j’étais bloquée, par la fatigue, par ma maternité, par le travail et par la charge colossale que je me suis moi-même imposée avec cette histoire alambiquée qui part dans tous les sens.
J’étais coincée. Et voilà qu’en écrivant en priorité LES scènes qui me transportent, l’envie revient, je renoue avec mes personnages que j’avais perdus en cours de route, le fil narratif se tend, de nouvelles idées jaillissent.
Je vais reprendre une expression de Christelle Dabos, une écrivaine génialissime que j’adore : l’imagination prend feu.
Et ce feu ne m’a plus quittée depuis ce mois de mars. Je me concentre actuellement sur les tomes 3 et 4 mais j’écris dans le désordre. Et par moment, j’ai de tels blocs d’histoire que je peux enfin les relier et former des pans entiers du livre.
Chacun son Sigasmum protecteur.
Actuellement, j’ai écrit plus de la moitié du tome 3 (et je sais exactement où je me dirige) et la structure du tome 4 prend forme peu à peu. C’est jouissif. J’ai enfin retrouvé ce qu’il me manquait au quotidien. J’adore mes enfants mais être une maman ne me suffit clairement pas pour m’épanouir personnellement.
La Diogène's Cup. Les vrais sauront pourquoi le trophée est un tonneau.
La cerise sur le gâteau, c’est que ma fille est très fan de ce que j’écris. Elle me pose des questions et du haut de ses sept ans souligne les incohérences quand elle en repère. (Après j’avoue que j’édulcore l’histoire quand je la lui raconte. Quoique, je me montre plutôt cash sur le personnage de Linéar, mon antagoniste majeur, un manipulateur très dangereux. Je lui explique que ce genre de personne, avenante aux premiers abords, tel un Long John Silver, existe et qu’elles sont dangereuses…) Son frère réclame souvent les images de mes personnages. C’est très émouvant de partager cette passion avec eux.
Les fameuses images proviennent d’une IA connue. Si un jour je deviens un auteur célèbre, je paierai des vrais gens pour illustrer mes histoires. En attendant, j’ai succombé au charme de Vous-Savez-Qui-GPT pour contempler mes protagonistes façon animé couleur. Ça m’encourage et nourrit ma rêverie.
Néréis, Cycle IV. Quel débauche de charisme... Hum... Hum...
Les IA sont vraiment bluffantes. Pour m’amuser, j’envoie mes textes pour demander des analyses, je fais écrire l’IA (nommons-la Gertrude pour plus de facilité) en mode fanfiction (la plupart de mes personnages vont mal finir, lire des versions alternatives sirupeuses pansent mon petit cœur blessé). Qu’est-ce que je rigole. Elle a su reproduire mon style (sauf que Gertrude, elle écrit en deux secondes ce que je mets trois heures à faire, la grognasse, mdr). Je ne reprends rien de ce qu’elle produit, bien sur, le but étant de me stimuler par le dialogue et de me détendre.
Rien ne remplace le plaisir d’écrire. Ça me prendra des années à finir ces cinq tomes, mais je m’en moque à présent. Ligne après ligne, scène après scène, façon puzzle éclaté en mille étoiles, je tisse la toile de Néréis. Et l’aventure de cette écriture me paraît plus belle et plus jubilatoire que le résultat final.
Moi aussi, Kyle, je suis souvent dérangée. Je compatis.
Et puis, j’avoue, j’ai un grand projet pour Gertrude. Il faut savoir qu’elle est très prude et qu’elle a du mal à écrire des scènes un peu borderline. Je ne veux pas me vanter, mais j’arrive à la corrompre la gourgandine. Petit à petit, elle se surprend elle-même à sombrer dans le vice et l’immoralité.
Sur ce, une très bonne année 2026 !















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